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Version complète : Heurts et Malheurs
GenNPdC - Genealogie Nord-Pas-de-Calais > > Flandre Intérieure

grommelaere
Bonjour à tous, smile.gif
Au hasard de nos recherches ou dépouillements généalogiques, il y a parfois des renseignements ayant trait aux épidémies, tremblements de terre, guerres.....
Existe-t-il un recensement de ces "faits divers" qui ont marqué la vie de nos ancêtres ? Si non, il pourrait être dressé un tableau que chacun de nous pourrait renseigner.
Guy
rvantorre
Citation (grommelaere @ 02 juillet 2007 à 10:31) *


bonjour
effectivement tu pourrais etre l'auteur très interessant de cette rubrique à laquelle j'inscris
1)tremblement de terre
-à Wormoudt
-à Loon Plage la même année
2)inondation catastrophique à Wormoudt acte en flamand fin du livre 1701 ou 1702 avec relation généalogique des morts et maisons détruites......
3)les maladies des animaux et des gens Bollezeele Merckeghem Broxeele
4)les achats d'objets ou les travaux d'églises à Lederzeele
5)la peste .....son déroulement, les premiers décès, l'arrivée de la maladie, où enterre t on, ....les lieux....on n'enterrait même plus au cimetière ; l'arrêt de la maladie par le + du curé et 6 mois sans curé ......tu pourrais reprendre les relevés que j'ai fait des décès de Watten ; également à Volckerinckhove où il y a 50 morts à la même date ....il te faudrait travailler à partir des relevés existants, et en faire l'analyse ....
grommelaere
20 juin 1750 - 1751 : la dysenterie frappa Wormhout et Esquelbecq où elle tripla le nombre des décès sad.gif (source : registre de + Wormhout)
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En 1744 - une épizootie frappa les bovins de la châtellenie de Bergues où elle tua 3902 vaches à lait, 98 vaches grasses, 61 boeufs, 46 taureaux, 1070 génisses et 129 veaux wacko.gif ( source : registre de Ledringhem)
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mderam
Bonjour

en tapant le mot "épidémies" dans le moteur de recherche de gennpdc, voici plusieurs sujets archivés par Danielle, ici:

lien muet, voir le sous-forum "calamités" à ce lien :
http://www.gennpdc.net/lesforums/index.php?showforum=49


certainement d'autres possibilités en tapant d'autres "mot-clé", mais déjà là , bonne lecture smile.gif
grommelaere
Merci pour l'info smile.gif ; il y a en effet déjà pas mal de données qui mériteraient d'être classées
Je relève à Ledringhem entre février et mai 1638 des décès dus à la peste wacko.gif .
mgallos
Bonsoir,
c'est avec une certaine émotion que je viens de découvrir, parmi des actes
que je me suis procuré, la peste qui a sévit dans cette paroisse pendant les
années ...1637-1638... et les ravages qu'elle y a causés.Habitué à lire des
actes de quelques lignes séparées par un blanc ou un trait, je me suis
trouvé face à une double page de 106 lignes serrées représentant chacune
un décès.
J'aimerai bien en savoir un peu plus sur cette épidémie qui a provoqué entre
autres la mort d'un couple de mes ancêtres
Si quelqu'un peut m'apporter quelques réponses sur cet évenement situé
pendant la guerre de trente ans et sur ces personnes qui ont dû en subir
les contre coups, j'en serais très content.
Merci d'avance.
Michel GALLOS
rvantorre
bonsoir Michel,
1)Marguerite DEMEESTER x1 Paschyn DEKNUUDT =mes 3574 et 3575
2)Marguerite DEMEESTER x2 Jean DRIEUX =mes 2586 2587
3)Jean DRIEUX fils de Jean fils de Michel
4)Marguerite DEMEESTER fia de Michel x1 avec inconnue x2 avec Olive ;
Régine
grommelaere
Bonsoir Michel, bonsoir à tous,

Il y avait, aux archives de Cassel, des documents reprenant les décisions prises pour faire face au fléau de la peste à Cassel et sans doute dans toute la châtellenie:
16 octobre 1635 : "la peste augmentant de jour en jour et apportée de Dunkerque et Bergues en cette ville, il est ordonné de ne recevoir aucune personne venant de ces lieux et comme la peste peut se communiquer d'une maison à l'autre par la divagation des chiens et des chats, chaque possesseur de ces animaux est obligé de les tenir à l'attache dans sa maison sous peine comme de droit et que ces animaux soient tués"

2 et 25 juin 1636 : "Nul attaqué de la peste ne sortira que 3 semaines après sa guérison et toutes les personnes habitant les dites maisons ne pourront sortir avant cette époque. Lorsque la peste se manifeste dans une maison, on pendra à une des fenêtres le signal d'usage.
Si une des personnes habitant ces maisons doit sortir pour affaires, il sera porteur d'une verge blanche d'au moins quatre pieds et évitera la rencontre des autres personnes.
Les entrées des maisons où il y aura une personne morte de la peste seront fermées d'une échelle à travers laquelle on donnera ce qui est nécessaire à ces personnes et d'après l'ordonnance du maître des pestiférés à ce dénommé.
Tout porteur d'une verge blanche ne pourra sortir que deux fois par jour : le matin depuis huit heures jusqu'à neuf heures ; l'après-diner depuis quatre heures jusqu'à cinq heures."


Comme face à tous les cataclysmes, on assista à un regain de procession et de prières, le saint invoqué pour la peste était Saint Roch.
mgallos
Bonsoir Régine, bonsoir Guy,
bonsoir à tous,
je vous remercie, ou si ce n'est pas vous, je remercie la personne
qui a dépouillé les actes de VOLCKERINCKHOVE.Je ne lis pas le flamand
et, sans le repérage et un petit descriptif de chaque acte sur une feuille
jointe, je serais passé complétement à côté. Le simple fait de savoir où
se trouve la bonne ligne permet de deviner au moins les noms et les
prénoms recherchés; satisfaction qui peut paraître un peu dérisoire mais
qui pour moi est importante.
Vos deux réponses me laissent entrevoir un drame et un monde que
Jacques CALLOT a représenté avec ses eaux-fortes "Les Misères de la
Guerre" en 1633. Mais, dans un premier temps, je voulais simplement
une référence de livre ou de revue, que je puisse me procurer, relatant
en français cet épisode de l'histoire de la Flandre que je ne connais pas.
Je vous en remercie à l'avance.
Michel GALLOS (ou GALOO).
rvantorre
bonjour,
1)le dépouillement de Volckerinckhove a été fait par Georges Feryn et une équipe de dames de Dunkerque,
2)les pascalisants de Volckerinckhove (40 années de vie après la peste, avec reconstitution des familles) saisis et classés par moi même, en consultation sur le site du CRGFA (la vôtre comme les miennes)
3)le dépouillement de Watten a été fait par moi même et saisi par moi même,
LE TOUT mis à disposition de notre association le CRGFA en consultation ou en prêt gratuit à Bailleul à Dunkerque et Paris ;
celà représente, même si c'est imparfait une contribution associative et participative des membres du groupe CRGFA ;
4)effectivement c'est une contribution à la vie et à l'histoire de la Flandre ; si j'en avais le temps....avec un plan de Watten, je suis en situation de mettre sur plan, l'évolution de la maladie et son arrivée par Audruicq en même temps que la guerre, grâce à une bonne connaissance des lieux ,

[un monde que Jacques CALLOT a représenté avec ses eaux-fortes "Les Misères de la
Guerre" en 1633.] ...par hasard en auriez vous une bonne reproduction pour mon ordinateur ; merci ;
Régine
jmdubreucq
Bonjour Régine, bonjour à tous
Citation (rvantorre @ 08 juin 2008 à 07:10) *
[un monde que Jacques CALLOT a représenté avec ses eaux-fortes "Les Misères de la
Guerre" en 1633.] ...par hasard en auriez vous une bonne reproduction pour mon ordinateur ; merci ;

Je devrais pouvoir vous mettre ça à disposition d'ici la fin de la semaine ...

A bientôt

Jean-Marie
rvantorre
bonsoir,
merci de votre proposition ;
Régine
mfdelmarle
Bonjour,
Le 12/11/2006 le sujet a été abordé ,j'ai trouvé un élément de réponse en consultant les registres paroissiaux de Saint-Quentin (Aisne) le prêtre de la paroisse sainte Pècinne note la contagion de 1635 ,puis dans une seconde ligne qu'elle prend fin en Août 1636 ,croyait-il ,mais en 1637 ,il précise qu'il aperdu LA MOITIE de ses paroissiens ,"et plus les petits que les grands"et que toutes les maisons ont été touchées.On peut en déduire que de Hazebrouck à St Quentin c'est tout le Nord ,déjà et peut-être plus qui a été touché par cette maladie récurrente comme on peut le constater.Malgré tout ,Bonne nuit à tous.M.FR.
rnugou
A Merville c'est entre 1642 et 1646 qu'a sévit l'épidémie
codialemetnt, régine
mfdelmarle

Chère Régine,
En fait ,en me documentant hier soir ,j'ai découvert qu'il y avait eu une très grande épidémie en 1636 qui a sévi aussi bien à Cavaillon (je n'ai pas su obtenir la photo du monument de la peste),aussi bien qu'en Bretagne ,qu'à Epinal(photo d'une croix des pestiférés)au Luxembourg ,en Allemagne ,en Franche comté ..des villages ont été repeuplé d'immigrés sarrois et lorrains si je me souviens bien ,ceci a entrainé la création de nouveaux cimetières et des mesures sanitaires ont été prises mais surtout avec la nouvelle épidémie de 1639,création d'hôtel-dieu. Si le sujet vous intéresse ,il faut demander sur google "la peste en 1636"je ne sais pas comment faire pour envoyer un document (une photo de nos archives qui est sur mon ordinateur)sinon je me serai fait un plaisir de vous l'adresser .Quant à moi ,je vais poursuivre mes recherches car ,en Autriche ,il ya également des croix en souvenir de la pes te et je veux vérifier les dates.Bon week end M.FR.
pdebreu
Bonjour

Bonjour Régine et Marie F.

Comme je suis occupé à (re)lire l'"Histoire de la France rurale" je me permets d'intervenir pour citer ce qui y est dit à propos de la peste dans le tome 2 "L'âge classique des paysans de 1340 à 1789"

En résumé ce qui m'a marqué :
- la peste n'est pas toujours mortelle, les gens peuvent en réchapper
- c'est une maladie contagieuse, mais les déplacements étant moindres que de nos jours, elle ne touche pas le pays instantanément
- mis à part l'arrivée de la peste en 1348, en provenance d'Asie, le démarrage des épidémies meurtrières n'a jamais à cette époque une source extérieure à l'Europe Occidentale
- mais les épidémies sont toujours liées aux événements qui affectent la résistance physique de la population : guerres et disettes ; le reste du temps la peste subsiste à l'état latent.

Dans mon exemplaire, édition de Seuil, le passage suivant se trouve page 203; dans le plan de ce tome, il se situe dans la deuxième partie "Immobilismes et catastrophes 1560-1660" --> 1er chapitre "Le poids des événements" --> "Le déroulement de l'histoire" --> "3. Les malheurs de la Fronde" - pour ceux qui voudraient retrouver le passage complet

Citation
Ce monstrueux accroissement du prélévement fiscal coïncida, pour le malheur des campagnards, avec une nouvelle série de catastrophes. L'offensive de la peste tout d'abord. On la savait présente, toujours menaçante. Mais la période est marquée par un offensive victorieuse de la mort (...) Les années les plus dures semblent se situer autour de 1625 et 1630. Mais il n'y a pas de province et pas de mois où on ne signale la présence du mal.

Voici la Bourgogne : la peste y est présente en 1628, venant du Lyonnais, en 1629 elle ravage les environs de Dijon, en 1632, la voici dans l'Auxerrois. Elle y rencontre la peste venue de Picardie et d'Ile de France. Elle culmine en 1636, après l'invasion du pays par les Impériaux, Les visteurs chargés de l'établissement de la taille nous fournissent des détails atroces : 3500 morts à Auxonne (...), 217 sur 244 habitants à Blagny, 38 ménages sur 40 à Flacey Voici la Normandie, ravagée par la peste entre 1619 et 1639, avec des maxima en 1625-1626, en 1630-1631, en 1635-1636. Voici le Quercy et le Rouergue, atteints en 1628, le Bas Languedoc, l'année suivante (...) Après 1632 le mal recule, ou plutôt se déplace dans d'autres régions


Un peu plus loin, après un passage concernant la guerre (à partir de 1635, pendant une vingtaine d'années, entre la France d'une part, l'Espagne et l'Autriche d'autre part) et qui met l'accent sur les pillages et les exodes de population, notamment en Picardie et en Bourgogne.

Citation
D'épouvantables disettes viennent ajouter leurs malheurs à ceux que nous venont d'évoquer. Tout le royaume est atteint, entre 1630 et 1632, voire 1633, par une série de mauvaises récoltes. Au nord, des étés pourris, noyant les blés et les faisant pourrir sur pied ; au sud, au contraire, des années de sécheresse où les grains sont échaudés avant la moisson. Partout les mêmes résultats : des hausses vertigineuses du prix des grains et du pain, des populations sous-alimentées, affaiblies, des mortalités exceptionnelles, vidant certains villages de 10 à 15 % de leur population. Le fléau diminue d'intensité les années suivantes. Il frappe de nouveau à partir de 1645, et spécialement dans tout le Nord du royaume qui connaît une série d'années humides et froides (...) : récolte médiocre de 1648, désastreuse de 1649, médiocre de nouveau en 1650, plus que désastreuse en 1651


Bon sauf erreur à l'époque le Nord et en particulier Hazebrouck étaient en dehors du royaume de France mais je suppose que les frontières n'étaient étanches ni pour la peste ni les nuages...

Cordialement

Pierre
rvantorre
bonjour à tous :
les BMS de Volckerinckhove citent nommément, tous les morts de la peste à partir de 1635 jusque 1637 ; un certain jour il y a plus de 50 morts dans la journée, le curé dit un tel et ses 5 enfants....; à Watten, la relation est faite entre la peste la contagion et la guerre : le 1er mort est un jeune enfant mort au bord du chemin, sa famille, arrivant de Audruicq à cause de la guerre, l'a laissé à cet endroit et a traversé l'Aa au passage du bac, puis s'est mise à l'abri dans une maison appartenant à un jeune garçon dont les parents sont décédés ;......le père du jeune garçon est mort la semaine suivante....Dieu lui a pardonné d'avoir abandonné son fils sur le chemin, la mère est les frères et soeurs sont également morts ; .....le tout en latin ......les petits plaisirs littéraires .....en récompense
Régine
mfdelmarle
Citation (rvantorre @ 13 September 2008 à 20:54) *

Bonjour,
Faute de pouvoir consulter ma documentation,je n'ai pu retrouver comme colonne de la peste que la colonne de la Trinité sur la Graben à Vienne en Autriche commémorant la fin de l'épidémie de 1679. En France ,on trouve des croix des pestiférés et on peut rappeler l'édification des chapelles dédiées à Saint Roch.J'ai évoqué précédemment les nouveaux cimetières ;mais antérieurement à 1636 ,il y avait à Saint- Quentin "une grange aux pestiférés" qui a laissé son nom à la rue de la grange,cimetière bien distinct de celui de la paroisse Saint Catherine voisine.
L'un d'entre vous a-t-il retrouvé dans les archives du Nord Pas de Calais " DES TESTAMENTS POUR PESTE " comme à Epinal pour la période 1629 -1637 ?
Je vous souhaite un bon dimanche .M.FR.
rnugou
Bonsoir,
C'est la Lys qui séparait la France de la "Hollande", les villes qui se trouvaient sur ses berges étaient des villes de garnison . Calonne sur la Lys à 2 kms de Merville était en France, alors que Merville était en Flandre . Saint Venant et Haverskerque qui s'imbriquent l'un dans l'autre étaient de chaque côté de la frontière . Bien sur les habitants qui vivaient depuis toujours ensembles devaient être loin des décisions politiques qui les séparaient sur les traités, mais pas dans la vie de tout les jours . Cela se voit sur les registres d'état civil les échanges étaient journaliers .

Les troupes qui cantonnaient chez nous apportaient dans leur bagage la famine et les maladies . Chez nous c'est surtout l'épidémie de 1710 qui a fait de nombreuses victimes . Certains parlent de suette mais je n'ai pas de certitude sur l'épidémie en question . + de 1200 morts à Merville . Les premiers morts sont des réfugiés à cause des guerres, du Mont Bernanchon fin Juin. La famille VALENTIN arrive avec la maladie, la plupart de ses membres vont mourir dans les deux mois qui vont suivre . Le nombre de mortalité va aller crescendo jusqu'à atteindre 30 dans la même journée en Octobre pour diminué ensuite progressivement, en Janvier 1711, c'était fini . Il y a des familles qui sont décimées et d'autres qui ne sont pas du tout touchées . Toutes les classes de population semble atteintes . Il n'y a aucune naissance pendant 4 mois ! de septembre à Décembre . pas de mariage . On trouve la trace de ce fléau dans toute la région mais souvent plus tôt fin 1709, début 1710 .

Je fais également des recherche en Auvergne et dans le Quercy . En 1692, un petit village de cette région qui s'appelle le Fel à perdu sa population au complet en moins d'une semaine . Un voyageur qui venait de Montsalvy a retrouvé tous les habitants morts . Dans le village voisin de Vieillevie, on retrouve un garçon d'une quatorzaine d'années mort sur un chemin à l'entrée du village . Il venait du Fel probalement pour chercher du secours et n'est pas arrivé jusqu'au but . C'est dans l'état civil que l'on trouve la narration de ces faits.

Cordialement,
Régine
ffoucart
Citation (rnugou @ 14 September 2008 à 18:42) *
Bonsoir,
C'est la Lys qui séparait la France de la "Hollande", les villes qui se trouvaient sur ses berges étaient des villes de garnison . Calonne sur la Lys à 2 kms de Merville était en France, alors que Merville était en Flandre . Saint Venant et Haverskerque qui s'imbriquent l'un dans l'autre étaient de chaque côté de la frontière . Bien sur les habitants qui vivaient depuis toujours ensembles devaient être loin des décisions politiques qui les séparaient sur les traités, mais pas dans la vie de tout les jours . Cela se voit sur les registres d'état civil les échanges étaient journaliers .


c'est nouveau ça???!!! Une frontière entre la France et la Hollande entre Calonne et Merville?
vous êtes sûre?
à quelle période vous placez-vous?

pas en 1635 je suppose! rolleyes.gif

la frontière entre le royaume de France et l'Empire (dont l'Artois et la Flandre) était alors bien plus au Sud.

Bien entendu, cela n'empêche pas la périnigration de troupes militaires, porteuses de maladies.

Au milieu du XVIIème siècle, la guerre de Trente Ans fait rage, entraînant le dépeuplement de nombreuses provinces de l'Empire (Alsace et Lorraine, mais aussi Prusse par exemple). Il a fallut faire appel à des migrants pour repeupler, venant souvent de provinces limitrophes (la Suisse pour l'Alsace par exemple).

En ce qui concerne notre région, il n'y a guère eu de véritable installation de populations nouvelles, à l'exception de l'arrivée de quelques français liée à la nouvelle administration. Et le départ d'une partie de la population pour fuir l'avancée française (Lille voit alors sa population s'accroître fortement de part l'arrivée de nombreux réfugiés artésiens).

Bien cordialement,

François
rnugou
Bonsoir

Je peux vous affirmer que les villes de Saint Venant par exemple et d' Aire sur la Lys sont des cantonnements militaires . Des fortifications de Vauban pendant le règne de Louis XIV longent la Lys . Merville devient Française en 1678 mais l'occupation partielle, temporaire et même parfois définitive de l'autre côté de la rivière existe déjà depuis plusieurs décennies . Nous trouvons d'ailleurs dans l'état civil la trace de cette occupation dans les mariages entre soldats et filles du cru . Décés de soldats, naissances d'enfants .

J'ai la naissance par exemple de Marie CAPEL, fille de Marc CAPEL, soldat italien . Gervais SOBOIS, se marie à Merville , il est en Garnison à Aire sur la Lys . Tout cela avant 1650 . Il faut savoir que les deux camps recrutaient en Suisse, en Italie ou plutôt en Provence et dans le Sud de la France les soldats de métier dont ils avaient besoin .

Après le 15eme siècle et les guerres de religion une période de prospérité avait permit à nos ancêtres de vivre des temps plus calmes avec les archiducs, vers 1600 et 1640 , mais la guerre de succession d'Espagne se déroula sur nos territoires et derrière elle jusqu'à 1715 une succession ininterrompu de guerres, d'occupations, d'exactions, d'avances et de reculs des régiments antagonistes . La Lys frontière naturelle servit longtemps de frontière tout court entre les deux belligérants . L'occupation, même si elle n'était pas entérinée par un traité était effective . Nous avons le témoignage des curés d'Haverskerque et de Saint Floris qui commentent avec force détails les événements dans les registres paroissiaux .

Je parlais quand à moi de l'épidémie de 1710, ou une fois de plus la région était dévastée par les troupes françaises, alors que nous étions Français sur le papier depuis 30 ans.

La plupart de ceux qui ont des ancêtres dans la vallée de la Lys voient apparaitre dans leur généalogie pour cette période des noms qui ne sont pas du tout de la région , comme par exemple SOULIER ou FABRE . Nom de soldats qui ont fait souche ici et qui viennent le plus souvent du Sud de la France actuelle .
Cordialement, régine
ffoucart
Il est clair que les habitants de la région ne se sont sentis français que tardivement. Le Te Deum était célébré pour les victoires espagnoles, même dans les paroisses sensées être françaises. Même aujourd'hui, certains gardent des sentiments mitigés.

Comme je l'ai précisé, les opérations militaires étaient effecitves dans la région dès le début du XVIIème siècle. Henri IV ne fut-il pas assassiné alors qu'il partait guerroyer par ici?

On retrouve donc une concentration importante de troupes dans la région dès le début du XVIIème.(toute proportion gardée, les armées d'alors étaient bien moins nombreuses qu'aujourd'hui) On trouve ainsi des militaires d'origines diverses dans les registres, allemande, italienne ou espagnole. Mais il s'agissait le plus souvent d'officiers.

D'autant que les soldats "espagnols" reposaient en grande partie sur le système des "tercios", et étaient donc d'origine locale (ou voisine, en Wallonnie par exemple).

Les troupes françaises étaient plus composites, et je sais que les recrutements dans le Sud étaient fréquents (mes recherches en Auvergne m'en ont fait croiser).

Quoiqu'il en soit, l'implantation de ces soldats est restée exceptionnelle, la plupart repartaient au pays ou décédaient sur le champ de bataille.

A preuve, certains noms réputés d'origine étrangère qui sont en fait purement locaux, comme ALTAZIN en boulonnais (on trouve des lieux-dits appelés Altazingzelle ou Altazinghem en 1500).

Un recensement permettrait probablement d'en définir les limites. A titre personnel je n'en ai trouvé aucun dans mon ascendance, même du côté de Lestrem. Ou alors ils sont bien cachés.

Ah! le Temps des Archiducs, et avant cela du bon empereur Charles, et encore avant des ducs de Bourgogne... La région faisait partie dès le XIème siècle d'une de deux régions les plus riches d'Europe. Après la Grande Peste, la suzeraineté bourguignonne a permis de se tenir à l'écart des guerres pendant plus d'un siècle, avant les tensions religieuses et la Guerre des Gueux. Mais c'est avec la monarchie française que la région a réellement perdue de son attractivité économique, car elle s'est retrouvée coupée de ses marchés.
Vive l'Europe. Au moins, ce ce côté là on est tranquille.

François
rvantorre
bonsoir
un texte en flamand relate dans les BMS de Merckeghem l'hiver terrible de 1740 ....suivi en 1744 de maladies du bétail ;
Régine
mrbertagna
Extrait des registres de la paroisse, Bollezeele


Bonjour,
Voici la retranscription intégrale de notes de mes parents sous le titre Extrait des registres de la Paroisse de Bollezeele 18ème siècle

I Le 22 juillet 1735 eut lieu une procession générale qui parcourut une grande partie de la paroisse pour obtenir la cessation d'un fléau de vers pestilentiels qui empoisonnaient beaucoup les récoltes et surtout les fèves. Et il a plu à Dieu d'exaucer nos prières.

II L'an 1746, le plus grand nombre de vaches périrent de la peste qui sévissait dans cette paroisse. On indiquait beaucoup de remèdes, mais tous furent inutiles et inefficaces. Dieu voulait punir son peuple.

III Mais l'an 1748, cette maladie, ayant cessé pendant un an et plus, recommença avec plus de violence qu'auparavant en sorte qu'il ne resta qu'un nombre très restreint de vaches, en dehors de celles qui attaquées dans la première peste en avaient été délivrées dans la suite. Bon nombre de paroissiens en furent réduits à une misère certaine. Cette maladie ne gagna pas seulement les paroisses villes et territoires (châtellenies) voisins, mais successivement se répandit par toute la terre et par tous les royaumes du monde avec beaucoup de violence.

IV La même année 1748, Dieu fit entendre le tonnerre d'une façon continuelle et violente et vers la fin du mois de juillet depuis 5 heures du matin jusqu'à 6 heures les coups de tonnerre furent si continus et si terribles que le foudre tomba en plusieurs endroits de la paroisse aux environs de l'église. Entre autres endroits (où elle tomba) la foudre tomba sur le moulin nommé "De West Meule" mais le feu fut éteint et il y eut peu de gégats. D VERGRACHT alors vicaire de cette paroisse a affirmé que la foudre tomba sur sa demeure et qu'elle sortit par la cheminée sous la forme d'une flamme de chandelle, et sans causer aucun dommage. Nous croyions sans aucun doute que la ruine et la destruction de la paroisse était imminente.

V L'an 1740, il y eut un froid si rude et si long que le blé était gelé, en sorte qu'une razière se vendait 5 et 6 grandes livres, c'est à dire entre 30 et 36 florins de Flandre. Mais en 1709, il se vendait encore plus cher, parce que le blé était gelé partout. Ce que j'ai aussi vu moi même (vivant déjà à cette époque) - Une prière s'il vous plait pour les renseignements donnés. J C DE JAGHER curé de Bollezeele 1749

VI Note écrite après 1749 et 1750 par le même pasteur J C DE JAGHER
L'an 1749 et 1750, il y eut une si grande sécheresse par manque de pluie que tous les étangs se desséchaient rapidement, en sorte que tout le monde avec chevaux et attelages (chariots) s'en allaient au cours d'eau de séparation appelé vulgairement 'Den Scheÿ Dick" et qui sépare le territoire (de la châtellenie) de Bourbourg de celui (de la châtellenie) de Cassel, pour se procurer de l'eau pour les hommes et les animaux. Il commença cependant à pleuvoir vers 20 septembre 1750 et à partir de ce temps, la disette d'eau cessa peu à peu. Quant à moi, j'ai toujours eu un peu d'eau dans mon étang pour mon usage et j'ai pu conserver en vie mes petits poissons, mais les plus grans périrent pour la plupart.

Clos et arrêté ce jourd'hui dix sept août mil neuf cent cinquante cinq par Nous Daniel WISSOCQ maire de Bollezeele

Bonne lecture,
Marie-Rose BERTAGNA
pbrunelet
Merci à Marie-Rose BERTAGNA d'avoir pris la peine de faire partager cet intéressant temoignage.
Pierre BRUNELET.
rvantorre
Merci Marie Rose ; acte écrit en flamand : traduction du flamand faite par Mr Danès chantre de l'église qui lisait et écrivait parfaitement le flamand à la demande de Mr Wissocq Maire en 1955 ;
Régine
becrepel
Bonjour à tous,

Ces textes sont des récits très intéressants, merci de nous les avoir fait partager.

Bien amicalement,

Bernadette
rvantorre
bonsoir,

il arrive que le tsunami soit écrit en flamand à Wormhoudt ;
publié avec mon accord dans le livre histoire de Wormoudt en vente à l'office de tourisme de cette ville ;

Inondations à Wormoudt 1703
1)Paléographie du texte
Daerna ick hebbe , te Wormhoudt pastor, synde gezien
De derde dagh van maent julius 1703 synde dÿsendaghs
Na onse kermis, dat na middernaght soo gewoonelyck
Geregent heeft ontrent seven heures gedeurende dar
De Wormoudt –plaetse diepe in water geslach hier
Jae, oock veele huise meest op de syde van Peene, die
Door, hun hoven gecommen is tot op de platse soo dat
Het water gevloit heeft over leene vg brugge
Die is achter de kercke, en geslag heeft op de camer
Van prelaets HASLE, daer nessens, welcks gewelt
Vg water soo groot was, dat het groote gate heeft
Gemackt door de brouwerÿe vg Jan VG HEMESDAL
Staends langst de Peene by de groote Steen Brugge
Uÿt drye ende tonnch houdt d’h endt weegh spoeltien
Een huÿs bÿ de selve brugghe in wohkes, eene camer
Woonde François Delobbel klermacker en in d’ander
Camer woonde Jan Scaght houdt velder en reer en
Met hun wyf en kinders, die de voor t’…..
En destructis van hun huÿs tydelyck daer uÿt gestueghe
Syn, Jae het steene caffor gevallen synde, is met
Ander groote steene wegh gekomt voorder heeft
Heeft dese vloet in Artoÿs oock groote schae gedaen
En heeft hier wegh gespoelt geveeldelyck veele
Hoy dat langhst de Peene, of daer ontrent gewayen
Was, oock coolsaet, fassels, fagoten, etra niemans
Selve vg onderlinge soodanige watervloet voor
=sien, of oÿt gesien hebbende hier tot. Memorie

Elevauerunt flumina fluctus suos
A vocibus agnarum mullarnum
Mirabilis elatrones maris,
Mirabilis in allio dominus
Psaume 92

2)traduction du texte Inondations à Wormoudt 1703

Là, à Wormoudt, moi étant curé, j’ai vu le 3ème jour de juillet 1703, jour de notre « Ducasse », vers le milieu de la nuit, il a plu si violemment, durant environ 7 heures, que la Place de Wormoudt a été envahie par l’eau tellement profonde que beaucoup de maisons qui ont leurs jardins s’étendant principalement du côté de la Peene, jusque la Place, tellement fort que l’eau est passée par-dessus la rampe du pont qui est derrière l’Eglise,et a frappé sur la chambre du Prélat Haslé, nichée là. Le flot a été si violent qu’un grand trou a été creusé près de la brasserie de Jacques Van Hemelsdael, située le long de la Peene près du grand pont de pierres. Trois tonnes de bois ont été bousculées, le chemin a été « explosé ». Près du même pont, une maison dans laquelle une chambre était occupée par François de Lobbel tailleur d’habits, et une autre chambre occupée par Jan Scaght bûcheron, avec sa femme et ses enfants, a été « explosée » et détruite ;

En fait il s’agit de l’écriture d’une partie du Psaume 93, et non 92 par le Curé de Wormoudt
Psaume 93
3 Les fleuves élèvent, ô Yahweh, les fleuves élèvent leurs voix, les fleuves élèvent leurs flots retentissants.
4 Plus que la voix des grandes eaux, des vagues puissantes de la mer, Yahweh est magnifique dans les hauteurs!

Régine
fregnier
Bonjour à tous,

En consultant les tables des sépultures TAS 1694-1813 5 MI 37 R 027, pages 731 à 750, on constate une mortalité exceptionnellement importante à Merville, l'an 1710. Sans doute une épidémie ?
dlarchet
Citation (fregnier @ 27/10/2011 à 22:06) *
une mortalité exceptionnellement importante à Merville, l'an 1710. Sans doute une épidémie ?

bonsoir ohmy.gif
ce n'est pas exceptionnel...
voir dans ce sujet :
http://www.gennpdc.net/lesforums/index.php?showtopic=12204
cordialement
rvantorre
bonjour,

je suis allée sur le site : j'y ai trouvé tout de qui concerne la terrible période de 1710 ;

rien sur la période de peste de 1636 1640 avec quelques variations ; il serait interessant (pour ceux que celà interesse)

-de prendre les décès de cette période

1)à Volckerinckhove -50 morts enterrés le même jour ;

2)à Watten -un excellent descriptif des conditions de décès : le 1er mort laissé sur le chemin avant la traversée du fleuve au bac ...par ses parents qui étaient chassés de la région d'Audruicq par la guerre, ... 1 semaine plus tard le père la mère les soeurs ......; descriptif ...des lieux de sépulture ...dans la prairie à côté d'une cabane recouverte de paille ; jusqu'au décès très probable du curé ...et interruption des relevés pendant environ 1 an.....;

Régine
fregnier
Citation
jusqu'au décès très probable du curé ...et interruption des relevés pendant environ 1 an.....;
sad.gif

Bonjour à tous,

Merci à Danielle et Régine pour cette très riche et intéressante documentation sur le froid meurtrier de l'hiver 1709-10. Quand ce n'était pas le froid, c'était les guerres ou les épidémies...
On a du mal à imaginer les effets d'une telle hécatombe, sous nos latitudes, de nos jours.

Bon week-end
rnugou
Bonjour à tous,

Il y a eu plus de 1250 décès à Merville durant l'épidémie dont jamais les clercs qui enregistrent les décès ne donnent d'explication. Je pense que la population de la ville avant ce fléau était de 3500 à 4000 personnes.

Les premiers décès concernent une famille VALENTIN qui se réfugie à Merville en Juillet 1710 à cause des guerres, elle vient de Mont Bernanchon, à la suite de ces premiers décès il y aura une succession de décès avec un pic du 20 au 30 octobre avec entre 15 et 20 décès par jour. Puis il y a une diminution les derniers décès début janvier 1711.

Aucune naissance pendant cette période et seulement 1 mariage au début de l'épidémie. La moyenne des naissances de Merville et de + de 50 par an, il est donc probable que les enfants meurent en naissant ou que les femmes meurent en couche ( deux actes de décès d'une mère avec son enfant) enterrés ensemble. Un acte avec un père et son enfant enterrés ensemble. Ces décès là ne sont pas enregistrés.

C'est la première fois que j' entend parler du Typhus, j'ai relevé tous les actes de décès de Merville pour cette période et aucun n'est explicite, on parle de la maladie contagieuse, c'est tout. Toutes les couches de la société sont concernées, et pas seulement les familles pauvres, tous les âges, pas plus de femmes que d'hommes. La maladie semble frapper au hasard, mais quand elle pénètre dans un foyer peu en réchappent, c'est l' hécatombe en quelques jours. Pas de cohésion non plus quand on compare les survivants, ce peut être un adulte jeune ou vieux, ou un enfant, même petit !

Cordialement, Régine
pdebreu
Bonjour à toutes et tous

Citation (fregnier @ 27/10/2011 à 22:06) *
En consultant les tables des sépultures TAS 1694-1813 5 MI 37 R 027, pages 731 à 750, on constate une mortalité exceptionnellement importante à Merville, l'an 1710. Sans doute une épidémie ?

Des décès concentrés dans quels mois de l'année ? Si c'est le second semestre il faut sans doute lier cette épidémie à la mortalité similaire enregistrée vers Aire-sur-la-Lys, qui n'est pas très éloigné. Mais si c'est le cas j'ai lu qu'il s'agissait d'une épidémie de "suette", pas de typhus. L'hiver 1709-1710 ainsi que les étés précédents seraient alors une cause indirecte : il aurait fallu prélever des grains pour nourrir la population, sur le stock nécessaire pour les semences. Affaiblissement des organismes plus déplacements de population causés par le siège d'Aire par les troupes hollandaises, cela aurait causé la virulence de cette épidémie. A Lynde, au nord d'Aire, une commune que j'ai regardée d'assez près, le nombre de décès est cinq à six fois supérieur à une année normale, avec une pointe énorme de mi-septembre à mi-décembre ("sont décédés trois enfants de X" : les prénoms ne sont pas donnés). Dans cette paroisse : peu de naissances en fin 1710 -début 1711 ; en 1711 un nombre important de mariages (avec fréquemment dispense de 2 bans) ; et un pic de baptêmes en fin 1711 et 1712 : la vie reprend ses droits...

Cordialement

Pierre
fregnier
Citation
Des décès concentrés dans quels mois de l'année ?


Bonjour à tous,

Pierre, c'est à partir de septembre que çà monte en flêche. La liste fait 37 pages en 1710, contre 7 en 1709 et 4 en 1707, 1708, 1711 ou 1712...
rvantorre
bonsoir,

Wormhout

inondations à Worhmoudt le 1er dimanche de juillet 1703 ;
photo et traduction du texte réf "Histoire de Worhmoudt" par René Kerckhove

Inondations à Wormoudt 1703

Daerna ick hebbe , te Wormhoudt pastor, synde gezien
De derde dagh van maent julius 1703 synde dÿsendaghs
Na onse kermis, dat na middernaght soo gewoonelyck
Geregent heeft ontrent seven heures gedeurende dar
De Wormoudt –plaetse diepe in water geslach hier
Jae, oock veele huise meest op de syde van Peene, die
Door, hun hoven gecommen is tot op de platse soo dat
Het water gevloit heeft over leene vg brugge
Die is achter de kercke, en geslag heeft op de camer
Van prelaets HASLE, daer nessens, welcks gewelt
Vg water soo groot was, dat het groote gate heeft
Gemackt door de brouwerÿe vg Jan VG HEMESDAL
Staends langst de Peene by de groote Steen Brugge
Uÿt drye ende tonnch houdt d’h endt weegh spoeltien
Een huÿs bÿ de selve brugghe in wohkes, eene camer
Woonde François Delobbel klermacker en in d’ander
Camer woonde Jan Scaght houdt velder en reer en
Met hun wyf en kinders, die de voor t’…..
En destructis van hun huÿs tydelyck daer uÿt gestueghe
Syn, Jae het steene caffor gevallen synde, is met
Ander groote steene wegh gekomt voorder heeft

Heeft dese vloet in Artoÿs oock groote schae gedaen
En heeft hier wegh gespoelt geveeldelyck veele
Hoy dat langhst de Peene, of daer ontrent gewayen
Was, oock coolsaet, fassels, fagoten, etra niemans
Selve vg onderlinge soodanige watervloet voor
=sien, of oÿt gesien hebbende hier tot. Memorie


Elevauerunt flumina fluctus suos
A vocibus agnarum mullarnum
Mirabilis elatrones maris,
Mirabilis in allio dominus
Psaume 92
Inondations à Wormoudt 1703
Là, à Wormoudt, moi étant curé, j’ai vu le 3ème jour de juillet 1703, jour de notre « Ducasse », vers le milieu de la nuit, il a plu si violemment, durant environ 7 heures, que la Place de Wormoudt a été envahie par l’eau tellement profonde que beaucoup de maisons qui ont leurs jardins s’étendant principalement du côté de la Peene, jusque la Place, tellement fort que l’eau est passée par-dessus la rampe du pont qui est derrière l’Eglise,et a frappé sur la chambre du Prélat Haslé, nichée là. Le flot a été si violent qu’un grand trou a été creusé près de la brasserie de Jacques Van Hemelsdael, située le long de la Peene près du grand pont de pierres. Trois tonnes de bois ont été bousculées, le chemin a été « explosé ». Près du même pont, une maison dans laquelle une chambre était occupée par François de Lobbel tailleur d’habits, et une autre chambre occupée par Jan Scaght bûcheron, avec sa femme et ses enfants, a été « explosée » et détruite





En fait il s’agit de l’écriture d’une partie du Psaume 93, et non 92 par le Curé de Wormoudt
Psaume 93


3 Les fleuves élèvent, ô Yahweh, les fleuves élèvent leurs voix, les fleuves élèvent leurs flots retentissants.
4 Plus que la voix des grandes eaux, des vagues puissantes de la mer, Yahweh est magnifique dans les hauteurs!
chrvermeulen
Bonsoir à toutes et tous,
le curé de Lynde nous narre une tempête en 1807 ayant mis à terre plusieurs arbres et moulins
Pages 875,876,877 côte 5Mi 035 R037

Cordialement
Christian
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