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> LURETTE x GUILBERT, Guînes
ldchivet
posté 10/11/2017 à 10:27
Message #1


Plume de Bronze 2017
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Bonjour à toutes et à tous,

Je recherche le mariage de Philippe LURETTE avec Fermine GUILBERT,vers 1640.

Ce mariage est signalé sur Geneanet à Guînes,que je n'ai pas réussi à trouver....

Merci,pour votre réponse.

Amicalement, Louis-Denis.
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dporeye
posté 10/11/2017 à 12:02
Message #2


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Bonjour Louis Denis, bonjour à tous,

Guines
(x) 03/10/1649 LURETTE Philippe, Lottinghem et GUILBERT Firmine
1628-1672 -Vue 333/434 page de droite

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/ark:...1d6e740fe87eb80

Danièle
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ldchivet
posté 10/11/2017 à 12:40
Message #3


Plume de Bronze 2017
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Bonjour Danièle,

Un grand merci,pour votre réponse.

Le Curé aurait pu au moins citer les noms et prénoms des parents de Philippe LURETTE,de Lottinghen....

Amicalement, Louis-Denis.

Ce message a été modifié par ldchivet - 10/11/2017 à 12:43.
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rdecreton
posté 10/12/2017 à 19:56
Message #4


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Citation (ldchivet @ 10/11/2017 à 12:40) *
Le Curé aurait pu au moins citer les noms et prénoms des parents de Philippe LURETTE,de Lottinghen....


Bonjour Louis-Denis,

Ben non : il n'en voyait pas l'utilité tout simplement !
Un village comptait alors entre 150 et 400 âmes au maximum (Cf. les travaux de BOUGARD, ancien directeur des AD62). L'équivalent de la population d'une rue ou l'effectif d'une école primaire ou d'un collège. Le curé connaissait donc tous ses paroissiens, c'était sa mission pastorale, et il les entendait régulièrement à confesse.
Mais il avait mieux à faire que de tout noter, à commencer par dispenser les sacrements : confesser justement et il y avait fort à faire à la veille de Pâques mais aussi des autres grandes fêtes religieuses et des manifestations de masse comme les mariages, baptiser ou suppléer en cas d'ondoiement, obtenir le nom du géniteur en cas de naissance illégitime, célébrer les messes de relevailles, accompagner les malades en fin de vie et parfois recueillir les dernières volontés, recevoir les fiancés, vérifier si les futurs étaient bons catholiques et au besoin convertir un(e) protestant(e), que le mariage projeté était possible (célibat ou veuvage des parties, consentement des parents, empêchement éventuel tel que consanguinité, affinité et autres moins connus mais plus pittoresques,...), publier les bans, demander une dispense d'un ou de deux bans...
Il devait veiller à la bonne moralité dans sa paroisse : surveillance de la jeunesse, assiduité de tous aux messes et aux prières quotidiennes en faisant notamment sonner les cloches pour les mâtines ou vigiles, laudes, angélus, vêpres, etc... ramener les brebis égarées "par faiblesse humaine" dans le droit chemin, menaces d'excommunication au besoin. Il devait aussi s'efforcer de rabibocher les couples en les exhortant de mener une vie plus chrétienne, à travailler à leur salut,...
Il devait aussi assurer la formation catholique des enfants, sélectionner éventuellement de futurs séminaristes... sans oublier de lire quotidiennement son bréviaire en arpentant la place de l'église au vu et au su de tous (et donner l'exemple et surveiller du coin de l'oeil...) quand le temps le permettait !
Il devait préparer ses offices et tout particulièrement ses sermons, superviser l'état de l'église, du mobilier et des objets et vêtements liturgiques, l'approvisionnement en "pain et vin", les nappes d'autel, le fleurissement... tous signes du bon exercice de ses responsabilités.
Le tout, en suivant les comptes de l'Église sans oublier de faire pression sur ceux qui ne s'acquittaient pas de leur dîme, des frais de dispense, etc,... menaces d'excommunication à l'appui si nécessaire.
Le tout encore assorti des tâches administratives vis à vis de l'évêché, de réponse à des demandes émanant de la Justice aux fins d'enquêtes ou des échevinages réclamant des certificats de bonne vie et moeurs, de correspondances diverses avec d'autres curés, des capitaines d'armées pour s'assurer qu'un nouveau venu jouit bien de la liberté de se marier.
Moins connu, le rôle officieux de marieur dans les petites paroisses où les jeunes et les veufs rencontraient des difficultés pour se marier au point de multiplier les demandes de dispenses de consanguinité. Le curé facilitait les rencontres entre les prétendants de la dernière paroisse où il avait officié et celle où il venait de prendre ses nouvelles fonctions. Cela peut se remarquer à travers l'origine des mariants. Parfois fleur bleue, il lui arrivait d'aider un jeune couple à se marier malgré l'opposition de la famille...
Ce n'est qu'à partir de 1737 que les curés furent obligés de suivre des consignes strictes pour la rédaction des BMS mais tous n'étaient pas encore convaincus de leur bien fondé.

Toutes ces observations et remarques résultent notamment d'une longue fréquentation des archives notamment notariales mais surtout judiciaires, incroyablement variées et surtout véritable portrait en creux de la société et de ses ressorts. Elles permettent de mieux comprendre combien nos aïeux étaient à la fois proches mais aussi fort éloignés de nous, quel était leur cadre social avec toutes ses contraintes, quelles étaient leurs préoccupations, comment ils s'en accommodaient ou les réglaient via des stratégies largement partagées ou des astuces parfois discutables.
Connaître cela permet d'orienter les recherches plus efficacement, de déblayer le contexte pour augmenter ses chances de remplir de nouvelles petites cases de son logiciel favori... avec l'aide des meilleurs forums tel celui-ci !
En prime, il est plus intéressant de connaître une tranche de vie d'un aïeul que de découvrir que le père de Jean qui vivait vers 1550 se prénommait aussi Jean !

Pour espérer remonter aux parents de vos mariants de 1640, il vous reste à dénicher des actes notariés, des dispenses de consanguinité (aux souvenirs parfois flous) et/ou à reconstituer leurs familles, tous témoins inclus, sans perdre de vue que c'est souvent en redescendant sur une ou deux générations à la recherche de cousins que l'on parvient à remonter.

Bon courage !
Cordialement,
Roselyne

Ce message a été modifié par rdecreton - 10/12/2017 à 20:04.
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