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> DE BONMARCHET/BONMARCHIET X DE HAMEL, Lauwin-planque
ffoucart
posté 14/01/2017 à 21:55
Message #21


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Citation (ovanderhacgen @ 11/01/2017 à 20:05) *
Existe-t-il un vadémécum de sources plutôt fiables à l'usage des généalogiste amateurs ?


De mémoire, j'ai vu quelques articles sur la question dans les revues généalogies que l'on trouve dans le presse.

Le problème pour les familles nobles, c'est de faire le tri. On peut utilise LA CHESNAYE DESBOIS, mais en sachant qu'il faut tout contrôler.

Un point intéressant à connaître est que les preuves nobiliaires pouvaient être diverses, mais que les testaments, partages et contrats de mariage étaient les plus souvent utilisés pour vérifier que les individus prenaient bien une qualité nobiliaire (noble, écuyer, chevalier, parfois, et seulement pour certaines régions "noble homme" était admis). Il fallait 3 actes par génération.

En pratique, quand les actes ne convenaient pas, car il manquait ces précieuses mentions, les exemplaires conservés par les requérants étaient modifiés, souvent par rajout ou grattage, parfois même dans les BMS.

Un exemple de rajout (désolé c'est les AD43), acte en haut à droite (le "M" de Maître transformé en "Nobl" pour Noble, d'autant plus incongru que le nom est suivi de "praticien").
http://www.archives43.fr/ark:/47539/s00562...3/562ff50e41dc6

Autre exemple, plus ambigu (il est parrain, en bas à droite)

http://www.archives43.fr/ark:/47539/s00563...a/5630fca88f76c

Par contre, pour le baptême d'un de ses enfants (à droite), il est juste "Mr" ou "Me":

http://www.archives43.fr/ark:/47539/s00562...d/562ff96967633

On le trouve souvent comme parrain, ou son épouse marraine, sans qualificatif nobiliaire (au mieux "Mr & Me"). Il prend la suite de son beau-frère (époux de sa soeur) comme bailli et rentier de la ville et baronnie de Solignac (ce qui permettait au siècle précédent de prendre une qualité nobilaire sans trop de problème, voir les MORGUES DE SAINT GERMAIN (Claude MORGUES, fils de notaire, est d'abord bailli de Solignac avant d'acheter en 1579 la baronnie de Saint Germain et de prendre la qualité de "noble". Ses descendants seront maintenus sans problème). Le père de Simon BRENAS, Jean BRENAS, est parfois qualifié de "noble" (notamment dans son acte de mariage), mais il est alors "gendarme" d'un capitaine de la Ligue, et on le trouve ensuite qualifié d'"hoste" dans un acte.

Pour la même personne, la généalogie proposée par Ludovic DE MAGNY dans son nobiliaire universel:
https://books.google.fr/books?id=dh0XAAAAYA...%22&f=false

A noter aussi, dans l'armorial de la noblesse de France, d'Eugène D'AURIAC :
https://books.google.fr/books?id=kAe5E467JB...%22&f=false

Une copie (fausse) de son acte de baptême figure dans les BMS dans une autre ville où ses enfants ont élu domicile, à une date très postérieure (1671, et la copie est sensée avoir êtes faite en 1628 pour "honorable personne Simon DE BRENAS"), où il est sensé être le fils de "noble François DE BRENAS, seg de Cheris, et de Dame Laurence Claude D'AUBIBERT". Sachant qu'il n'y a aucune doute sur l'identité de ses parents: Jean (DE) BRENAS et Laurence (DE) CHAZOTTE.

La famille n'a jamais fait l'objet d'un maintenu, et la postérité de Simon ne prend pas de qualité nobiliaire, même si manifestement cela la démangeait. Mais Simon a eu un petit "pépin" de parcours: accusé d'homicide, il est décédé à la prison des Almeras à Toulouse, dans l'attente de son appel.

Donc, prudence.

François

Ce message a été modifié par ffoucart - 14/01/2017 à 22:06.
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jvasseur
posté 14/01/2017 à 22:43
Message #22


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Bonjour,

En ce qui concerne l'illustration de cette famille DE HAMEL de Grand Rullecourt...

"La dernière demoiselle de RULLECOURT épousa un seigneur d'Olhain dont la famille occupa le château jusqu'en 1537, année où Marie d'Olhain, à son tour, épousa Jacques de HAMEL DE BELLENGLISE. Leur fille, Nicole, était dame d'honneur de Marie Stuart. Elle la suivit dans sa captivité et, le jour de son supplice, la reine lui donna sa croix en diamants.

Dix générations de cette famille vécurent à Grand-Rullecourt. Durant les guerres de religion, Antoine de HAMEL, seigneur de Rullecourt, fut l'un des chefs de la Ligue. Il mena une lutte acharnée contre les protestants et fut surnommé le "maréchal de la foi".

Après le siège d'Arras en 1640, lors du retour de l'Artois à la couronne, Philippe de HAMEL de Grand-Rullecourt signa la capitulation de la ville - circonstance qui lui procura le bonheur d'être le premier gentilhomme de cette province à avoir rendu son hommage au roi Louis XIII."

-------------- Sources : Passion chateaux Château de Grand-Rullecourt -----------


A noter que c'est le fils du couple Jean-François DE HAMEL x Marie Cécile DE BONMARCHE (remariée par la suite à Charles Alexandre DE NEDONCHEL, baron de Ravensberghe)
Jérôme-François de HAMEL qui acheta du roi, en 1708, lors du démembrement du bailliage d'Avesnes, le droit de haute, moyenne et basse justice sur le terroir de Grand-Rullecourt.

C'est le marquis Antoine-Constant DE HAMEL qui fit construire le château dont les travaux commencèrent en 1745.

Joël

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tdelvaux
posté 27/12/2017 à 11:13
Message #23


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Bonjour à tous,

La réponse est dans votre question je pense. On a là un livre introuvable que personne n'a jamais vu et qui n'est référencé nulle part pour "justifier" des filiations ... disons ... opportunes ...

Par ailleurs, geneanet est un outil, JAMAIS une source. Même quand les actes sont cités, il faut les vérifier (ce qui donne une idée de ce que valent les alignements sauvages de noms n'ayant ni source, ni acte, voire sans date). On le voit d'ailleurs ici même dans les échanges précédents où des dates et lieux précis ne se retrouvent pas dans les registres.

En matière de bibliographie généalogique, on peut s'inspirer de Gaston Saffroy, Bibliographie généalogique, héraldique et nobiliaire de la France, 1974 continué par (Col.) Etienne Arnaud, Répertoire de généalogies françaises imprimées, 1986 continué par Philippe de Chaulieu, Dictionnaire des références 1956-2005, 2005

En particulier, Gaston Saffroy recensait l'ensemble des publications de l'époque (sa boutique parisienne faisait et fait toujours référence aujourd'hui) et établissait un petit résumé sur le sérieux de l'ouvrage et sa rareté éventuelle. Son avis a toujours fait autorité.

Cordialement,

Thomas


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