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> cerclier, toutes
equandalle
posté 31/01/2017 à 18:17
Message #1


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Bonsoir à tous,

dans notre région, je pense que le cerclier adaptait des "bandages" rectilignes aux roues en bois des charrettes, des chars et des chariots en leur donnant la forme
arrondie, la bonne dimension bien sûr, en les soudant pour fermer les cercles puis en les chauffant afin de les poser sur les roues. Ce métier existait dans tous les villages
importants jusque 1950/1960. L'utilisation des tracteurs et du matériel adapté (avec des pneus) en agriculture a fait disparaître ce métier rural.

E. Q.
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fletho
posté 31/01/2017 à 20:32
Message #2


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Bonsoir à tous,

Il faut envisager aussi le fabricant de cercles pour tonneaux ; chaque paroisse avait son "tape autour" ; fabricant de tonneaux car celui ci frappait autour du tonneau sur les cercles pour former celui ci.

Bonne soirée à tous,

Francis,

Ce message a été modifié par fletho - 31/01/2017 à 22:03.


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Francis Letho du clos.
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dlarchet
posté 01/02/2017 à 00:13
Message #3


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Citation (equandalle @ 31/01/2017 à 18:17) *

bonsoir E.Q. (un prénom serait plus sympathique wink.gif) Eugène (j'ai trouvé dans votre présentation !)

voir, dans nos archives classées par thèmes ce sujet : http://www.gennpdc.net/lesforums/index.php...amp;hl=cerclier

n'hésitez jamais à utiliser le moteur "Recherche" dans le bandeau à droite en haut de l'écran
danielle

Ce message a été modifié par dlarchet - 01/02/2017 à 00:17.
Raison de l'édition : ajout du prénom
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equandalle
posté 01/02/2017 à 06:16
Message #4


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Bonjour Danielle, bonjour à tous,

Mon intérêt pour cette profession vient du fait que l'on trouve ainsi 25 cercliers et aucun tonnelier à Parenty lors du recensement de 1896.
Une autre "industrie" avait, sans doute, aussi un grand besoin de cercles.

Cordialement,
Eugène
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mlechevin
posté 03/02/2017 à 13:18
Message #5


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Citation (equandalle @ 01/02/2017 à 06:16) *
Mon intérêt pour cette profession vient du fait que l'on trouve ainsi 25 cercliers et aucun tonnelier à Parenty lors du recensement de 1896.
Une autre "industrie" avait, sans doute, aussi un grand besoin de cercles.
Bonjour Eugène,
Bonjour à tous,
Mon arrière grand-père était cerclier à Parenty en 1876. "Il faisait des cercles dans le bois pour les tonneaux" disait ma mère. Une hypothèse intéressante faite par mon père suite à cet échange : les cercles étaient peut-être destinés aux maisons de marée de Boulogne qui devaient utiliser beaucoup de tonneaux pour la salaison des harengs. Dans cette hypothèse, les tonneaux devaient être assemblés à Boulogne, les douves provenant d'autres régions (selon la nature du bois, châtaignier... ou autre). Plusieurs de mes ancêtres ont été tonneliers à Boulogne.

Peut-être un de nos érudits, spécialiste de Boulogne, pourra-t-il confirmer cette hypothèse

Cordialement
Martine

Ce message a été modifié par mlechevin - 03/02/2017 à 13:22.
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jvasseur
posté 03/02/2017 à 14:06
Message #6


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Bonjour,

Il est à noter que Maurice BROCVIELLE dans un article sur les vieux métiers de Parenty, Bulletin historique du Haut-Pays, n° 13,
évoque des faiseurs de cercles, "des cercliers", comme industrie originale de la commune.

A noter également que René DEBRIE a rédigé un ouvrage "Lexique picard de trois anciens métiers du Doullenais : boutonnier, cerclier, cloutier" publié à Doullens, 1967.

Je profite de l'occasion pour commémorer la mémoire de Louis Victor Rémy LIGNIER né le 1er octobre 1892 à Parenty, fils de Jules Lignier et de Marie Lemaître.
Cerclier de profession, il est mort pour la France le 6 octobre 1915 à Tahure (Marne), tué à l’ennemi. Son acte de décès fut transcrit le 4 janvier 1916 à Parenty.

Joël

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rlesage
posté 04/02/2017 à 08:54
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Citation (jvasseur @ 03/02/2017 à 14:06) *
Bonjour,

Il est à noter que Maurice BROCVIELLE dans un article sur les vieux métiers de Parenty, Bulletin historique du Haut-Pays, n° 13,
évoque des faiseurs de cercles, "des cercliers", comme industrie originale de la commune.

A noter également que René DEBRIE a rédigé un ouvrage "Lexique picard de trois anciens métiers du Doullenais : boutonnier, cerclier, cloutier" publié à Doullens, 1967.

Je profite de l'occasion pour commémorer la mémoire de Louis Victor Rémy LIGNIER né le 1er octobre 1892 à Parenty, fils de Jules Lignier et de Marie Lemaître.
Cerclier de profession, il est mort pour la France le 6 octobre 1915 à Tahure (Marne), tué à l’ennemi. Son acte de décès fut transcrit le 4 janvier 1916 à Parenty.

Joël



Bonjour à tou-te-s,
Si cela eut intéresser quelqu'un voici un extrait du regretté Maurice Brocvielle sur les cercliers.
Bien cordialement
René Lesage, Comité d'Histoire du Haut-Pays

Un métier ancien : les « chercleux »
Le cercleur ou cerclier travaillait dans une hutte au milieu des bois et fabriquait des cercles de bois qui étaient transportés à Boulogne en charrette à cheval par les voituriers. Il recherchait le noisetier ou le frêne pour leur souplesse.
Il travaillait cinq jours par semaine car le lundi durant toute la journée, il buvait le « tout insan.ne », espèce de boisson composée d’un litre d'eau de vie et d’un mélange de genièvre, cognac et rhum, qu’il fallait aller chercher discrètement au café le plus proche, mélangé à deux pots de café et ajouté de sucre. Ainsi éloignés de leur femme, ils ne manquaient pas de se réunir entre hommes et de faire la fête. Les chansons et les bonnes histoires leur faisaient oublier un moment les rudesses de la vie.
Mais les autres jours, « ça y allait » ; ils fabriquaient des cercles en merisier pour cercler les tonneaux de poissons salés à Boulogne. Le cerclier travaillait dans une hutte au milieu des bois, plus rarement chez lui. Il recherchait particulièrement le noisetier et le frêne pour leur souplesse. Pour travailler, il se protégeait le ventre à l'aide de la « cuirasse », blouse de cuir renforcée par des tiges de bois. Parmi les anciens outils, on rencontre : la tille (instrument qui sert à la fois de hache et de marteau), le fouloir et la plane.
Les livraisons étaient faites en charrette à cheval, mais pour ne pas fatiguer la bête, le voiturier marchait à côté de la charrette chargée de cercles de Parenty à Boulogne. Après la vente, il s'endormait, exténué, dans la voiture vide, se fiant au cheval qui connaissait la route et le ramenait à son domicile.
L'été, ils étaient moissonneurs et achetaient à la criée une ou deux portions de bois. L'hiver, ils abattaient les arbres et gardaient une certaine longueur de branches dont ils faisaient des bottes.
Après avoir choisi un emplacement, ils posaient quatre piquets fourchus et mettaient des traverses. Puis, ils enfonçaient deux rangées de bois pour faire un rond, un plus petit et un plus grand. A l'aide d'une herminette ils fendaient le bois. Avec une plane et un étau en bois, ils serraient le bois et le rabotaient tout en gardant la partie écorce. Dès qu'ils avaient un nombre suffisant de branches, ils les enroulaient autour de leurs cercles et nouaient l'ensemble avec les copeaux. A partir d'une certaine épaisseur, ils mettaient une harchelle (morceau de bois plus souple pour tenir la hauteur). Dès qu'ils avaient plusieurs épaisseurs, ils les liaient ensemble et obtenaient un rouleau d'environ deux mètres de haut.
Le trop de copeaux servait à couvrir des huttes. Un trou au milieu de l'édifice permettait à la fumée de s'échapper. Ce métier disparut avant la seconde guerre mondiale à cause de la mise au point de la congélation qui, avec les conserves, a supprimé la salaison du poisson.



https://servimg.com/view/12631281/1078

Ce message a été modifié par rlesage - 04/02/2017 à 09:31.


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mlechevin
posté 04/02/2017 à 13:39
Message #8


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Bonjour René,
Merci beaucoup pour cet article très intéressant, qui donne une image plus concrète du métier de mon arrière grand-père.
Et l'hypothèse que faisait mon père avec les salaisons de Boulogne se trouve confirmée !
Martine
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equandalle
posté 05/02/2017 à 15:26
Message #9


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Bonjour René, Bonjour à tous,

un grand merci pour votre réponse très précise qui me convainc. Le cerclage des roues revient donc au forgeron.

Cordialement,
Eugène
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jvasseur
posté 05/02/2017 à 16:02
Message #10


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Bonjour Eugène,
Citation (equandalle @ 05/02/2017 à 15:26) *
un grand merci pour votre réponse très précise qui me convainc. Le cerclage des roues revient donc au forgeron.

Mon arrière grand-père était charron. Le cerclage des roues était de son domaine...
Mais effectivement, le charron travaillait souvent avec le forgeron pour le ferrage des roues quand il avait besoin de "ferrer" la roue.
Je pense notamment aux énormes roues des tombereaux.

"Le charron utilise le bois et le fer pour construire et réparer des véhicules attelés. Le cœur de son métier est sa maîtrise de la roue. Le moyeu est en orme, les raies en acacia et les jantes en frêne. Le cerclage est réalisé par forge et cintrage. La roue est ensuite enchâssée à chaud."

------------ Mémoire Le charron ---------------

Joël
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equandalle
posté 05/02/2017 à 17:39
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Bonsoir Joël,

Tout à fait d'accord, j'ajouterai qu'ils travaillaient de concert pour des roues neuves, mais s'il fallait simplement poser un nouveau cerclage ?
Dans mon village natal, le charron confiait le travail du métal au forgeron. J'ai moi-même assisté au "ferrage" de roues et la préparation des "bandages"
---vocabulaire du métier--- nécessitait une certaine précision pour un juste serrage lors de la contraction du métal au refroidissement.
Peut-être avez-vous une expérience dans ce domaine ?
Au plaisir de vous lire et cordialement,

Eugène
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jvasseur
posté 07/02/2017 à 04:45
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Bonjour Eugène,


Je n'ai pas connu mon grand père...
Je ne me rappelle que quelques bribes de ce qu'on m'a raconté sur son activité.

Apparemment, si je me souviens bien, le cerclage ou ferrage des roues était réalisé dans la cour de la ferme où l'on dressait un grand feu pour l'occasion.

Il fallait être à plusieurs pour réaliser l'ouvrage... Notamment pour les énormes roues de tombereaux.

------------ Voir quelques photos Ferrage des roues --------------

Mon grand père était également menuisier. Il confectionnait aussi les portes gigantesques des granges ou entrée de ferme.
En fait, il avait réalisé lui-même tous les objets agricoles en bois de la ferme : chariots - tombereaux - brouettes. On s'en servait encore dans les années 1960 !

Cordialement,
Joël
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