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> Actes en latin en 1792, Méteren
jmdubreucq
posté 16/01/2017 à 15:24
Message #1


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Bonjour à tous

A l'occasion d'une recherche d'un décès à Méteren je viens de découvrir qu'en 1792 le curé du village écrivait encore ses actes en latin ...
Y a-t-il une raison particulière à cela ou le curé n'était-il qu'un original traditionaliste biggrin.gif ?

D'autre part à partir de mai - le 9 exactement - une précision complémentaire est introduite dans la rédaction de l'acte "Lib gallie anno 4°" la formulation complète apparaissant le 11 mai "Libertatis gallicana anno 4" De quel joug s'est libéré Méteren 4 ans plus tôt ?
ADN Meteren 5 Mi 032 R 047 p 158 / 165 http://www.archivesdepartementales.lenord....amp;img_num=158

Merci de vos éclaircissements

Jean-Marie


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dlourme
posté 16/01/2017 à 15:54
Message #2


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Bonjour Jean-Marie,

Cette histoire de "libertas gallicana" ne peut, vu la date, que faire référence à l'ouverture des Etats Généraux (le 5 mai 1789).
Le curé de Méteren était donc un curé révolutionnaire (ça se trouve à toutes les époques !).
Son prédécesseur, le curé Augustin THEETEN avait refusé de prêter serment et, réfractaire depuis deux ans, était resté sur place à administrer sa paroisse jusqu'en avril 1792.
Une rapide recherche sur internet permet de découvrir sur un site consacré à la commune de Méteren (home.nordnet.fr) quelques mots sur ce curé Matthys, curé assermenté (ayant prêté serment à la Constititution civile du clergé, schismatique) qui venait de débarquer quelques jours plus tôt.
A Méteren comme à Bailleul où il est nommé six mois plus tard, il est en très mauvais terme avec la municipalité comme avec les paroissiens qui pour la plupart préfèrent être soumis au pape plutôt qu'à la Révolution.
Je vous laisse le plaisir de découvrir sur ledit site (paragraphe "L"arrivée de l'intrus début mai 1792) le couplet satirique composé par le prêtre -chansonnier SCHOONAERT lors du départ du curé assermenté Matthys de Bailleul en 1794

Cordialement.

Damien
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jmdubreucq
posté 16/01/2017 à 17:32
Message #3


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Merci Damien pour cette leçon d'histoire de Méteren ...
Concernant l'emploi du latin faut-il en conclure que le curé Matthys n'était pas si révolutionnaire que ça ? ...
Dans d'autres villages le français est adopté dans la rédaction des actes depuis bien longtemps ...

Cordialement

Jean-Marie


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dlourme
posté 16/01/2017 à 18:25
Message #4


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Bonsoir Jean-Marie

Je crois qu'à l'époque la question ne se posait pas en ces termes : tous ceux qui avaient fait des études au dessus du niveau du collège actuel possédaient le latin plus ou moins (plutôt plus que moins, en particulier pour les ecclésiastiques) ; ce n'était pas une question d'idées religieuses ou politiques avancées ou réactionnaires...

Je pense que la langue dans laquelle on rédigeait les actes dépendait d'habitudes locales ou de l'habitude du prêtre.
A Bailleul, les actes paroissiaux sont tous rédigés en latin jusqu'à la révolution, et il me semble bien qu'en actuelle Belgique flamingante c'était toujours le cas.

Anecdote un peu cocasse : un jour, un correspondant m'a demandé de l'aide pour traduire un acte paroissial de Suisse en plein XIXe siècle : c'était tout en latin, avec même une mention d'origine qui donnait en latin le nom d'un département français (Arar superior, c'est-à-dire la Haute Saône) !

Cordialement.

Damien
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